Paysages féeriques d’Islande : Raufarhólshellir

Voici un article quelque peu différent de ceux que j’ai publiés dernièrement sur mon voyage islandais. Je vous propose, pour une fois, de découvrir un paysage non pas sur terre, mais sous la terre. Ou plus précisément à l’intérieur d’une coulée de lave.

Mais avant toutes choses, il est important de savoir comment se forme un tel tunnel. Imaginez un volcan en éruption, d’où s’échappe une coulée de lave qui ravage tout sur son passage. Au bout d’un moment, le flux de lave ralentit, permettant à la partie supérieure de cette matière en fusion de refroidir et de durcir, créant ainsi une sorte de croûte. En dessous, la partie inférieure de la coulée de lave étant désormais protégée des températures froides extérieures, elle continue de s’écouler lentement. Une fois l’éruption volcanique terminée, la coulée termine son parcours laissant du vide derrière elle. Et voilà, un tunnel de lave est ainsi créé !

Celui que j’ai eu la chance de visiter porte le doux nom de Raufarhólshellir et provient d’une éruption d’il y a plus de 5000 ans.

Une fois arrivé sur place, au beau milieu des champs de lave enneigés, rien ne laisse deviner tout ce qui se trouve en dessous de nos pieds. Après un bref mot de bienvenue et les recommandations de sécurité, le guide équipe les participants de crampons, de casques et de lampes frontales. Car dans la galerie, il fait sombre, froid, humide, et le sol est verglacé !
Une petite marche de quelques minutes permet d’arriver vers l’entrée du tunnel. Visuellement, ce n’est qu’un simple trou dans la lave, comme si on entrait à l’intérieur d’une grotte… sauf que celle-ci fait plus d’un kilomètre de long !

J’ai été très impressionné par les couleurs variées et très vives des roches malgré le faible éclairage artificiel à l’intérieur du tunnel. De même que par la présence de stalactites et stalagmites, due à la forte humidité ambiante.

La réalisation de photos n’était pas facile. D’une part à cause de l’environnement particulièrement sombre, et d’autre part parce qu’il n’était pas possible d’emporter un flash ou un trépied à l’intérieur. En voici malgré tout quelques-unes, qui permettent de se rendre compte de la variété des coloris, provenant des nombreux types de composants présents dans la lave durcie…

Une fois arrivés au fond du tunnel de lave, le guide nous a fait prendre part à une expérience sensorielle hors du commun : extinction complète de l’éclairage et silence total.
Un moment intense où, plongés dans une obscurité profonde, nous n’entendions plus que le bruit des gouttes d’eau venant s’écraser au sol ou sur nos habits. Très impressionnant !

► Toutes les informations sur le site The Lava Tunnel

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